Lorsqu'on recherche un emploi, toute aide est
appréciée et toute annonce est prise en considération. On ne sait jamais. Même
si les annonces imprimées sont encore exploitées, c'est surtout vers Internet
que se tournent maintenant les chercheurs d'emplois.
La
recherche d'emplois sur Internet s'est en effet beaucoup développée au cours
des dernières années. Internet est devenu une sorte de grand tableau
d'affichage où employeurs et candidats peuvent inscrire eux-mêmes les emplois
disponibles ou convoités. Sans parler de concurrence entre les portails
d'emplois, le nombre d'offres peut quand même varier beaucoup d'un site à
l'autre, le nombre de services connexes également. Certains sites d'emplois
ajoutent des services comme de la formation gratuite ou payante, de l'aide à
la rédaction de curriculum et à la mise en page, de la formation à la
préparation d'une entrevue, des tests en ligne d'évaluation de compétences...
Néanmoins, malgré ce potentiel bien prometteur, aucune étude récente ne semble
avoir réussi à démontrer qu'il soit plus facile de trouver l'emploi rêvé par
Internet. Quoi qu'on dise, lorsqu'un emploi attire vraiment, rien ne remplace
une rencontre en direct, surtout lorsqu'on nous mentionne que notre
candidature est intéressante et qu'on devrait nous contacter éventuellement...
De ce fait, les salons de l'emploi constituent une belle opportunité de
rencontrer des employeurs et de leur faire part de notre disponibilité. Ces
salons à ne pas dédaigner se tiennent régulièrement dans différentes régions
du Québec. Le calendrier des prochains Salons de l'emploi est disponible à
http://emploiformation.com/ pour le
Québec et les employeurs peuvent même réserver un kiosque en ligne.
Si la consultation des sites d'emplois ne garantit pas d'en trouver un à la
hauteur de ses espoirs, cela permet par contre d'avoir un meilleur portrait du
marché de l'emploi, tant pour un étudiant qui cherche son premier emploi que
pour un adulte qui doit remplacer celui qu'il vient de perdre. D'ailleurs, la
nouvelle Loi québécoise de
reconnaissance des acquis et des compétences permet maintenant aux adultes
œuvrant en formation technique et professionnelle de faire reconnaître leur
expérience en milieu de travail en fonction d'un programme d'études. Au niveau
fédéral, le programme Apprentis du
Canada va dans le même sens en invitant les personnes du secteur de la
construction ou dans un métier (boulanger, coiffeur, couvreur, plombier...) à
se renseigner sur les subventions offertes pour compléter une formation, une
situation due au manque de main-d'œuvre qualifiée dans certains secteurs. En
plus, les sites d'emplois peuvent servir à étudier les possibilités d'emplois
moins stressants, mieux payés, à temps partiel, dans une autre région ou même
à l'étranger.
Les principaux sites de recherche d'emploi
Emploi Québec est le site
incontournable pour la personne en recherche d'emploi au Québec ou au Canada,
même pour l'employeur qui a un besoin urgent de personnel qualifié. On peut
s'y inscrire en ligne comme chercheur d'emploi, employeur ou étudiant ou
seulement consulter les offres sans s'inscrire. Emploi-Québec publie les
candidatures reçues dès leur réception. Le fait de s'inscrire est avantageux
parce qu'il permet en plus de recevoir par courriel au fur et à mesure les
alertes d'emplois et de stages.
Guichet emplois est le
pendant fédéral du site d'emploi du Québec mais pour le Canada. On peut s'y
créer un compte comme chercheur d'emploi ou comme employeur. On peut aussi
consulter sur ce site une liste d'agences de placement (la plupart en
anglais).
Les moteurs de recherche d'emplois canadiens, comme Jobboom, Workopolis et
Monster.ca, fonctionnent pour leur part de la même façon, avec une inscription
gratuite pour l'employeur et le chercheur d'emploi. Les nouvelles offres
d'emplois y sont affichées quotidiennement et consultables par région,
catégorie, date de publication.
Jobboom.com est une filiale de Canoë qui demeure l'un des moteurs de
recherche les plus utilisés. À titre de référence, il comptait plus de 2 646
000 membres en avril 2010. Son site offre en plus une documentation
intéressante soit gratuite sur la formation, soit payante, comme son livre
intitulé Les carrières d'avenir 2010 qu'on peut télécharger pour mieux
connaître le marché de l'emploi. Le moteur Workopolis permet aux employeurs
d'accéder à une banque de curriculum vitae comprenant près d'un million de
candidatures. Les employeurs désirant s'assurer une plus grande visibilité de
leurs offres d'emplois peuvent aussi acheter des bannières publicitaires sur
le site. De leur côté, les candidats peuvent s'abonner à un fil RSS qui leur
permet de recevoir automatiquement les nouvelles offres d'emplois quand elles
arrivent en ligne. La filiale canadienne de Monster,
Monster.ca, compte également
parmi les sites de recrutement d'emplois les plus utilisés. On peut produire
son CV directement sur le site ou le télécharger, ajouter une lettre de
motivation et utiliser le moteur de recherche par mot-clef, ville et code
postal.
La Toile des Recruteurs
s'est aussi taillé une place en proposant aux Canadiens quatorze sites
spécialisés d'emplois dans divers domaines, une façon de rendre la recherche
plus efficace. Pour n'en citer que quelques-uns, ITJob.ca s'intéresse au
domaine des technologies de l'information, Legaljob et ParaLegaljob.ca au
domaine juridique, Adminjob.ca au soutien administratif et secrétariat,
Temps-Partiel.ca aux emplois à temps partiel...
Les agences de placement
Les agences privées de placement constituent une alternative intéressante pour
un chercheur d'emploi. Elles servent en fait d'intermédiaires entre
l'employeur et le candidat inscrit à l'agence. Le suivi s'y fait généralement
beaucoup plus rapidement qu'avec les sites généraux d'emplois étant donné que
la santé financière de l'agence est liée à sa capacité à repérer rapidement le
candidat idéal pour les besoins d'une entreprise. Pour les chercheurs
d'emploi, le coût d'inscription est généralement gratuit de même que les tests
de qualification auxquels ils doivent parfois se soumettre. Vu le grand nombre
d’agences de placement, il est préférable de consulter
le répertoire d’agences
québécoises de placement qui en regroupe plus de 250, classées par
domaine. Pour chaque agence, on indique si les postes disponibles sont
affichés en ligne et si elle accepte les candidatures par courriel ou
formulaire électronique
Les sites spécialisés
Il existe aussi des sites d'emplois spécialisés qui permettent d'éviter les
pertes de temps et d'énergie. En voici quelques-uns:
AgEmploi.com offre des emplois
dans le domaine agricole et agroalimentaire. On peut y déposer une demande
comme employeur ou son curriculum si on est à la recherche d'emploi. Les
postes offerts sont diversifiés: agronome, informaticien, horticulteur,
journaliste, gérant de ferme... On y annonce des emplois à temps plein,
partiel ou comme étudiant dans les diverses provinces canadiennes.
Les personnes atteintes d'une limitation fonctionnelle peuvent recourir aux
services du Comité d'adaptation pour personnes handicapées (CAMO) situé à
Montréal. CAMO affiche sur son site web
des offres d'emplois de partenaires et invite les employeurs à y afficher
leurs offres d'emplois. Le site comprend aussi de l'information pour les
jeunes entre 18 et 35 ans qui veulent retourner aux études.
Les étudiants peuvent aussi compter sur les services de placement offert par
leur maison d’enseignement, comme les universités et les cégeps. Ainsi, le
Service de Placement de l'Université
Laval propose aux étudiants des emplois et des stages dans le domaine de
leur formation. Les employeurs peuvent y afficher des postes et trouver
l'employé ou le stagiaire dont ils ont besoin. Le
Service de placement du Cégep du Vieux-Montréal propose à tous les
étudiants diplômés du CVM de les aider à trouver un emploi dans leur secteur
d'études. D'autres services de
placement étudiant de cégeps comme celui de Sept-Îles visent
principalement à aider les étudiants à trouver un emploi durant leurs études
ou durant l'été.
Les grandes entreprises
Les grandes entreprises font aussi du recrutement directement sur leur site
web. Il s'agit de taper le nom de la compagnie en question et les mots
carrière ou emploi pour y accéder avec un moteur de recherche. On y trouve à
la fois les postes disponibles, un formulaire à remplir ou un espace pour
transmettre son CV. En voici quelques exemples:
Même si l’on compte un bassin croissant de travailleurs autonomes qui
travaillent depuis leur domicile, on trouve une minorité d'emplois disponibles
pour travailler depuis chez soi. Il semble que la meilleure façon d’offrir des
services qu'on peut faire chez soi serait de les annoncer sur son propre site
web. Selon ses compétences, on pourrait par exemple offrir la correction de
travaux écrits, la traduction de documents, la saisie de données, le montage
d'un site web, la numérisation d'images, ... Ceux qui sont doués au plan
manuel et artistique pourraient opter pour l'ouverture d'une boutique en ligne
pour y vendre leur production personnelle (tricots, bricolages, bijoux,
sculptures…) comme le font plusieurs personnes sur le site américain
Etsy.
Parmi les quelques propositions de postes que nous avons pu voir pour
travailler depuis chez soi, les emplois avaient rapport au télémarketing et
aux sondages. L’Office de protection du consommateur du Québec recommande sur
son site la prudence avant de s’engager pour un travail à faire depuis la
maison en étudiant bien toutes les conditions de l’offre d'emploi.
Des stages non rétribués en entreprise ou en
collaboration internationale
Les stages en entreprise constituent une opportunité de vérifier si un travail
nous plaît vraiment. Même s'ils ne sont pas payés, on peut en retirer
beaucoup. On peut trouver des stages dans beaucoup de disciplines, au Québec,
dans une autre province canadienne ou en France dans le cadre de
l'Accord France-Canada sur la mobilité des jeunes. On peut là encore
lancer une recherche en indiquant le nom de l'entreprise accompagné du mot
stage...
Les stages en solidarité internationale au Québec ou à l'étranger s'adressent
pour leur part aux 18-35 ans Il existe un bon nombre de projets à caractère
social qui sont répertoriés
sur le site du Ministère des Affaires internationales. On peut choisir par
pays ou domaine d'activité (santé, agriculture, environnement, éducation,
communication...). Si on a moins de 35 ans, on peut aussi se joindre à un
projet mis de l'avant par l’Office
franco-québécois pour la jeunesse
Bénévolat ou mentorat
Faire du bénévolat peut aussi être une façon d’entrer en contact avec des
gens. Le
Secrétariat à l'action communautaire autonome et aux initiatives sociales du
Québec a produit des dépliants qu'on peut télécharger du site afin
d'inciter les jeunes, les immigrants et les aînés à faire du bénévolat. En
fait, qu'on soit retraité ou semi-retraité, rien n'empêche de faire profiter
son entourage de ses compétences. On peut consulter le site canadien
Benevolat.ca à et
Le bénévolat et la santé des aînés pour connaître les possibilités dans sa
région. Faire du mentorat auprès des jeunes en leur permettant de partager son
expérience de travail dans un domaine peut aussi être captivant. Depuis plus
de dix ans, Academos permet de faire du
cyber-mentorat auprès de jeunes du deuxième cycle du secondaire ou du
collégial, en leur permettant de profiter de ses compétences.
Internet ouvre vraiment un tas de possibilités à tous ceux qui recherchent un
emploi. Ce n'est cependant pas magique et il faut s'attendre à passer de
longues heures en lignes puis à devoir passer plusieurs entrevues avant
d'arriver à la job espérée. Mais on se sait jamais...
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