Recommandation annonceurs

De magazine
à webzine

Atout Micro



À la fine pointe de
l'informatique grand public depuis 25 ans

Média gratuit soutenu par la publicité consultée

Recherche sur l'ensemble du site

 

Tests de matériel


L'iSimple megaPhone, un haut-parleur sans pile pour iPhone

par Danielle Shaw - janvier 2012
iSimple megaPhone 1Si vous avez envie d'écouter la musique stockée sur votre iPhone et d'en faire profiter votre entourage, c'est plus facile avec l'iSimple megaPhone d'iSimple, présenté au CES 2012 de Las Vegas. Il s'agit d'un petit haut-parleur sans pile, ni électronique, à coût modique (14,95$ am), qui permet d'amplifier le son d'un iPhone ou d'un iPod. Cette prouesse de iSimple megaPhone 2design acoustique est conçue pour les ordiphones iPhone 4S, iPhone 4, iPhone 3GS et iPhone 3G, mais elle fonctionne aussi avec les iPod 4. Il suffit de les insérer dans la fente prévue à cet effet, qui sert en même temps de support à l'appareil et permet d'écouter avec un son amplifié la radio, la musique ou les vidéos. On peut poser l'iSimple megaPhone dans les deux sens, horizontal ou vertical. En fait, c'est seulement la forme du megaPhone en caoutchouc qui en fait un cornet acoustique dont le son sort amplifié, un peu comme pour les haut-parleurs des premiers gramophones. C'est génial, mais il fallait y penser. Nous avons fait l'essai de l'iSimple megaPhone avec un iPod touch sans étui de protection et cela a très bien fonctionné.



UN TESTEUR DE CÂBLES PAS CHER

François Picard - Mai 2011

En cherchant un testeur de câbles téléphoniques et de réseaux, j'ai eu la surprise de découvrir qu'on pouvait en acheter un sur eBay pour aussi peu que 3$, frais d'expédition compris. J'ai donc commandé un testeur de câbles en Chine, le NS-468 Network Cable Tester, et je l'ai reçu trois semaines plus tard.

Quand on a différents câbles de téléphone ou de réseau dans une maison, un appartement, un bureau ou une école, par exemple, il peut arriver que l'un d'eux soit brisé et que cela cause bien des problèmes. On n'a souvent pas d'autre moyen que de remplacer un câble après l'autre jusqu'à ce qu'on ait trouvé celui qui causait le problème. Souvent, en effet, il s'agit juste d'un petit conducteur qui est brisé et on n'a aucun moyen de le voir.

C'est là qu'entre en jeu le testeur de câbles. On y branche chacune des prises qui se trouvent aux extrémités du câble et il vérifie quel connecteur correspond à chacun des connecteurs à l'autre bout. Si un brin du fil est coupé, la lumière correspondant à ce brin-là ne s'allume pas, sinon le testeur indique le numéro du brin d'entrée qui correspond à chaque brin de sortie. Ainsi, si 1-2-3-4-5-6-7-8 correspond à 1-4-3-2-5-6-7-8, cela veut dire que deux brins sont intervertis. Le testeur indique aussi s'il y a court-circuit.

On peut donc vérifier si les câbles sont en parfait état ou quel est le problème le plus plausible dû à un câble défectueux. On peut aussi voir facilement si le câble de réseau qu'on a entre les mains est un câble droit ou croisé. Durant mes tests, j'ai ainsi pu trouver un câble de réseau dont un brin était cassé et un câble de téléphone avec un faux contact. Des fois, la communication se faisait, d'autres fois pas.

Il faut bien lire les instructions (en anglais seulement) avant de se servir de ce testeur car on y explique qu'il ne faut pas brancher l'appareil à un câble qui est branché à un appareil en marche à l'autre extrémité. En fait, si on s'y prend mal, on risque de briser soit le testeur, soit l'appareil qui est resté branché au câble. Je vous rassure cependant: c'est très facile de s'en servir sans aucun risque.


Le Laptop Speaker Z205 de Logitech

par François Picard - Avril 2011

Les ordinateurs portatifs sont de plus en plus petits et compacts, au point que c'est devenu difficile d'y incorporer des haut-parleurs. Ceux qu'on y installe sont minuscules et leur qualité laisse à désirer, au point de retirer l'envie d'écouter de la musique. La seule solution pour régler ce problème, c'est d'ajouter des haut-parleurs externes. On a alors le choix entre des haut-parleurs qui se posent sur la table et des haut-parleurs plus adaptés aux ordinateurs portatifs.

Les haut-parleurs de table, qui se posent sur une surface, sont destinés aux ordinateurs de bureau. On peut en trouver une grande variété, des petits haut-parleurs analogiques bas de gamme, à moins de dix dollars, aux haut-parleurs très puissants à plusieurs centaines de dollars, en passant par des haut-parleurs numériques qui se branchent au port USB. Pour les ordinateurs portatifs, ce que nous avons trouvé de mieux ce sont de petits haut-parleurs de qualité qui se fixent en haut de l'écran par une pince.

En fait, après avoir fait une recherche dans cette gamme de haut-parleurs, nous avons choisi une enceinte acoustique portable qui offrait l'un des meilleurs rapports qualité/prix, le Laptop Speaker Z205 de Logitech. Elle est excellente et ne coûte que 44,99$. Cela peut paraî tre un prix un peu élevé, mais c'est le minimum pour pouvoir écouter de la musique avec plaisir.

Le Z205 mesure 18 cm x 6 cm et il a une épaisseur de 3,5 cm. Il est muni d'un câble USB qui permet de le brancher à l'un des ports USB de l'ordinateur par lequel passent à la fois l'alimentation électrique et les données de la musique. À l'arrière, ce haut-parleur dispose d'une pince qui permet de l'installer où l'on veut, en haut de l'écran, en faisant attention de ne pas le placer sur l'objectif de la caméra vidéo. Le haut-parleur est fourni avec un petit sac qui permet de le ranger à l'abri de la poussière ou pour voyager. Aucun logiciel n'est nécessaire. Il fonctionne sur un PC aussi bien que sur un Mac.

Avec ses deux petits haut-parleurs d'environ 5 cm de diamètre éloignés d'une quinzaine de centimètres, le Z205 produit des sons stéréo de haute qualité. Ceci est dû à la qualité du matériel ainsi qu'à l'amplificateur que Logitech y a intégré. Grâce à cet amplificateur, la petite enceinte peut aussi fonctionner de façon autonome si elle est branchée à une alimentation électrique USB 5 volts. Dans ce cas, une petite prise permet d'y brancher un lecteur de musique MP3, par exemple. Le seul point négatif: Logitech a mis une prise USB à l'arrière de l'enceinte plutôt qu'un branchement permanent. Il est recommandé de ne pas débrancher ce fil trop souvent si on veut que les contacts restent bons. Néanmoins, comme le câble est standard, on peut le remplacer facilement.

Le Z205 est une bonne enceinte tant pour écouter de la musique que des films, même si on met assez haut le niveau du son. Il donne une tout autre dimension au multimédia sur l'ordinateur portatif. Logitech a aussi mis sur le marché le modèle Z305, meilleur encore, mais deux fois plus gros et à une quinzaine de dollars de plus. Sur ce modèle, le câble USB peut s'enrouler à l'arrière du haut-parleur qui dispose aussi d'une prise audio standard permettant d'y brancher un lecteur multimédia dont on veut amplifier le son.


LE MEILLEUR ROUTEUR DE BELKIN:

le Play N600 HD Wireless Dual-Band N+ Router

par François Picard - Février 2011

Même s'il existe des routeurs sans fil de bas de gamme pour une cinquantaine de dollars, cela peut valoir la peine de payer quelques dizaines de dollars de plus pour avoir des communications Internet à leur meilleur. Que l'on ait une petite entreprise, qu'on soit joueur en ligne, que l'on veuille regarder des vidéos ou même la télévision par Internet, voilà autant de raisons de se gréer d'un bon routeur. Nous avons testé le plus puissant de ceux de Belkin et nous sommes tombés sous le charme.

Avant tout, je dois dire que nous avons testé ce routeur plutôt qu'un autre parce que Belkin nous a proposé de le faire, pas parce que c'est celui que nous trouvons le meilleur, même s'il va sans dire que c'est un des meilleurs actuellement avec des routeurs sans fil comme le E3000 de Linksys ou le DIR 825 de D-Link. Il s'agit de l'analyse d'un produit, pas d'une étude comparative. 

Le Play N600 HD de Belkin est intéressant parce qu'il est puissant, rapide et qu'il gère bien les communications. Il peut fonctionner sur les fréquences radio de 2,4 GHz et de 5 GHz, avec une largeur de bande de 20 MHz ou qui passe automatiquement de 20 à 40 MHz pour donner la meilleure communication possible. Le routeur supporte jusqu'à 253 utilisateurs, mais seulement jusqu'à 16 à la fois sans fil. Pour les autres, on dispose de 4 ports Ethernet auxquels on peut rattacher des points d'accès sans fil supplémentaires ou d'autres routeurs sans fil configurés pour servir de points d'accès.  

Le routeur comporte aussi deux ports USB auxquels on peut rattacher une imprimante et un disque dur externe que tout le monde pourra utiliser sur le réseau local. Ce peut être pratique pour stocker des photos, des vidéos, de la musique ou des données qu'on souhaite mettre en commun. On peut aussi s'en servir pour brancher un disque dur externe avec toutes les photos et tous les films de la famille, par exemple. L'application qui permet de se servir des périphériques branchés au routeur est néanmoins un peu complexe si bien qu'on doit y aller par essais et erreurs, mais cela finit par marcher. 

Le système d'antennes interne, sur deux plans différents et avec la technologie MIMO, permet d'avoir un maximum de portée dans un bâtiment, tant sur le même étage que sur l'étage supérieur. Il est préférable de placer le routeur en un point central à l'étage inférieur pour une meilleure portée dans tout le bâtiment, jusqu'à une cinquantaine de mètres dans de bonnes conditions de transmission. Comme il est compatible 802.11 b/g/n, ce routeur peut servir de relais vers Internet à tout appareil Wi-Fi, des plus anciens aux plus récents, et cela en même temps, sans que cela ne gêne.  

Côté sécurité, on peut sécuriser les communications en WEP, WPA ou WPA2. On peut aussi profiter d'un mode invité, comme on en voit dans les hôtels par exemple. À ce moment-là, les invités ne peuvent accéder qu'à Internet et ne peuvent pas rejoindre le réseau local. C'est un peu comme s'il y avait deux routeurs configurés de façon différente. On peut fournir aux invités le mot de passe qui permet de sécuriser l'accès des invités à Internet ou utiliser la fonction WPS (Wi-Fi Protected Setup) en pressant un bouton qui permet de mettre en contact sécurisé le routeur et l'ordinateur qui veut s'y contacter.  

On peut accéder à la configuration du réseau par un navigateur comme Firefox, Internet Explorer ou Safari dans lequel on donne comme destination l'adresse du routeur qui est habituellement 192.168.2.1 et dont l'accès est sécurisé par un mot de passe. La configuration de base est assez facile à faire. De petits logiciels ont été ajoutés par Belkin pour faciliter les fonctions complémentaires possibles, mais non indispensables. Le Play N600 HD Wireless Dual-Band N+ Router de Belkin coûte environ 100$, mais la petite différence de prix avec un routeur standard devrait être appréciée par ceux qui ne veulent pas juste naviguer sur Internet.


LA TÉLÉVISION À PARTIR DE L'ORDINATEUR

par François Picard - Février 2011

Au cours des dernières années, il fallait avoir la télévision par câble ou par satellite pour avoir un grand choix de programmes. Mais, par Internet, on peut maintenant accéder en direct à des stations de télévision du monde entier et regarder leurs programmes sur l'écran de l'ordinateur ou sur un écran de téléviseur haute définition auquel il est relié. On peut ainsi faire des économies et diversifier ses programmes de télé.
 

Le matériel nécessaire

Quand on a un ordinateur ou un téléphone intelligent, on peut maintenant y regarder des programmes de télévision ou des films avec un accès Internet. Il faut cependant que l'appareil soit récent et assez rapide si on ne veut pas que l'affichage vidéo transmis en un flot continu (streaming) soit saccadé. L'idéal est un appareil avec un processeur à plusieurs cœurs mais on peut quand même suivre des émissions et des films qui ne sont pas en haute résolution sur les écrans de miniportatifs dont la vitesse d`horloge du processeur est d'au moins 1,6 GHz.

Pour pouvoir faire afficher des émissions et des films en haute résolution diffusés en direct sur Internet, il faut aussi disposer d'un accès Internet assez rapide, d'au moins 3 Mbps. Néanmoins, un accès de 1,5 Mbps suffit pour des films qui ne sont pas en haute résolution 720p ou plus. Durant le visionnement d'un film ou d'une émission en direct, il est cependant préférable qu'il n'y ait pas d'autres transferts de fichiers depuis d'autres ordinateurs par le même accès si celui-ci a un débit de moins de 3 Mbps. 

Il y a deux principales façons d'amener les vidéos de l'ordinateur au téléviseur numérique. Il s'agit de déterminer laquelle est la plus appropriée et la meilleure selon les prises présentes à la fois sur l'ordinateur et sur le téléviseur. Si le téléviseur dispose d'une entrée RGB et de prises phono audio, on peut utiliser un câble RGB à RGB allant d'une prise à l'autre, ce qui permet d'avoir une image assez bonne sur l'écran du téléviseur. Par contre, il faut amener le son séparément avec un câble qui dispose d'une prise écouteur d'un bout et de deux prises phono audio de l'autre bout, celles-ci se branchant au téléviseur. Dans certains cas, on trouve sur le téléviseur une entrée audio dans laquelle on peut brancher une prise comme celle d'un écouteur.

On obtient le meilleur résultat et la plus haute définition quand on dispose d'une sortie HDMI sur l'ordinateur et d'une entrée HDMI sur le téléviseur. C'est aussi la façon la plus simple puisqu'il suffit de brancher un câble HDMI entre les deux appareils pour voir apparaître sur l'écran du téléviseur l'affichage de l'ordinateur. Si on en est à acheter un nouvel ordinateur, il est préférable de payer un peu plus cher et d'acheter un ordinateur avec une sortie HDMI qui pourra être combiné à la télévision haute résolution pour visionner toutes sortes de vidéos. Il vaut mieux acheter un câble HDMI de longueur suffisante dès le départ parce que ce type de câble coûte assez cher, mais les prix varient beaucoup. En magasinant pour un câble HDMI de 15 pieds, je me suis rendu compte que les prix pouvaient aller de 30$ à 80$ selon les magasins. 

Les logiciels les plus utiles

Dans certains cas, il est nécessaire d'avoir des logiciels spécifiques ou des codecs (logiciels de décodage vidéo) particuliers, mais la plupart du temps le site sur lequel on fournit les informations sur la façon de procéder pour les trouver et les télécharger si nécessaire, comme pour la dernière version d'Adobe Flash Player, par exemple.

Au départ, on peut commencer avec des logiciels d'affichage vidéo de base comme le lecteur VLC Media sous Windows qui est gratuit et très complet. VLC est un lecteur, un encodeur et un diffuseur multimédia qui existe en versions Windows, Mac, Linux,  iOs... Il peut lire des fichiers, des disques et des flux réseau. On peut le télécharger sur le site de ses concepteurs. Ce logiciel Open Source est multilingue, français inclus. C'est un incontournable. Pour les flux vidéo en ligne, si on connaît l'adresse Internet du flux, on peut y accéder directement du logiciel. Par exemple, pour accéder au flux vidéo du canal archéologie, on clique sur Media au menu, puis sur Ouvrir un flux réseau... On donne comme destination http://www.impek.com/go/biosphere/wm et on regarde la télé...

K-Lite Codec Pack est un autre logiciel intéressant qu'on peut trouver à http://k-lite-codec-pack.com/. Il s'agit d'une série de codecs et d'utilitaires gratuits qui donnent accès à une multitude de fichiers multimédias. Il existe en version 32 bits et en version 64 bits, mais la version 32 bits est plus complète et fonctionne aussi sur les ordinateurs 32 bits. Chaque codec étant une façon différente de coder les signaux vidéo, il est préférable d'utiliser un logiciel qui peut en décoder un maximum et prend en charge l'affichage de ces vidéos. Avec les logiciels généraux comme ces deux-ci, on peut lire la plupart des flux vidéo.

Il existe quelques logiciels gratuits qui donnent accès aux stations de radio et de télévision en ligne. Le plus connu, en français, est FreeTVRadio, une application gratuite sous Windows qui donne accès à des milliers de stations de radio et de télé. Cela permet d'écouter de la musique et des nouvelles du monde entier, dans différentes langues, avec un bon nombre en français. Ce logiciel de Mediatime est compatible avec Windows XP, Windows Vista et Windows 7 et il est tout à fait légal. On peut le télécharger à http://www.freetvradio.com/fr/ puis l'installer très facilement. On peut le configurer ensuite pour accéder directement à ses stations de radio et de télé favorites.

Pour les ordiphones, on trouve aussi différents logiciels qui permettent de regarder la télévision soit par Wi-Fi, soit par cellulaire. Le plus connu est SPB TV. Il existe pour la plupart des plateformes et est même disponible pour tous les ordinateurs sous Windows, Linux ou Mac OS à http://desktoptv.spb.com/. Il est gratuit avec seulement quelques secondes de pub chaque fois qu'on accède à une station en ligne. On y trouve une dizaine de stations en français, pour la plupart de France à part RDI et le Canal Savoir.

Les sites Internet qui retransmettent la télé

Bien des sites offrent la télé en ligne, beaucoup gratuitement, quelques-uns contre rémunération. Avant tout, il faut se méfier de ceux où il faut payer et vérifier d'abord si ce qu'ils font payer ne serait pas accessible gratuitement ailleurs, ce qui est souvent le cas.

Parmi les sites auxquels j'accède souvent, il y en a deux qui sont des incontournables: Wwitv à http://fr.wwitv.com et Freeetv à http://www.freeetv.com (avec 3 e). Ce sont deux excellents portails vers des centaines de sites de stations de télévision soit avec des contenus vidéo enregistrés, soit avec des contenus en direct. Wwitv indique le type de programme et de signal vidéo ainsi que la vitesse du flux de chaque station, ce qui permet d'avoir une idée du contenu et de sa qualité vidéo. De temps en temps, ils arrivent à retransmettre RDI ou TF1 en direct.  

Il en existe bien d'autres, en particulier les sites des stations de télévision individuelles qui retransmettent de plus en plus souvent leurs programmes en direct et en différé. Sur le site TV-Direct.fr, on fournit beaucoup d'informations en français sur la façon de procéder pour recevoir la télévision en ligne. Plusieurs sites retransmettent aussi la télévision en direct en mode poste à poste (P2P), ce qui est très efficace, mais c'est surtout utilisé pour le transfert de compétitions sportives ou de matchs de soccer ou de rugby. Cela peut intéresser ceux qui aiment regarder des matchs européens, en particulier. Pour capter ces programmes, il faut d'abord télécharger des logiciels comme TVU Player ou SopCast.  

Peu de stations francophones, très peu de canadiennes

On trouve quelques dizaines de stations de télévision en français en ligne en direct, pour la plupart de France et quelques-unes seulement de Belgique, du Canada, des Antilles et d'Afrique. On ne peut cependant pas voir depuis le Canada les stations de télévision nationales françaises comme TF1, France 2, France 3, etc. pour des questions de copyright pour l'étranger, semble-t-il. Les citoyens français vivant à l'étranger peuvent contourner cette restriction en passant par un serveur proxy de France, ce qui peut représenter des coûts de 7$ ou plus par mois.

Le Canada fait pâle figure par rapport à la France au niveau de son offre de télévision en direct par Internet. Nous avons déjà pu accéder à TVA, LCN, Radio Canada ou VTV en ligne mais ça va, ça vient, et la plupart du temps c'est impossible, malheureusement. Pour avoir des nouvelles télévisées internationales en direct en français par Internet, le plus simple est de se brancher à France 24 ou à BFM-TV, des stations de télévision françaises de France qui profitent de la situation pour faire de la publicité de niveau international.  

Les plugins TV

Dans le navigateur Firefox, on peut ajouter des modules complémentaires pour avoir des liens plus rapides avec les sites de télévision en ligne. Pour accéder au catalogue, il suffit d'aller à Outils > Modules complémentaires > Parcourir les modules complémentaires. Là, on donne TV comme mot clé et la description des modules possibles apparaît. L'un des plus intéressants est Justin TV qui donne accès à des stations de télévision américaines comme CNN.

On peut aussi se servir de l'application Conduit Engine qui permet d'ajouter au menu de Mozilla Firefox des applications liées au Web comme certaines qui donnent un accès plus direct aux stations de radio ou de télé en ligne. Parmi ces liens directs, on en trouve qui mènent à tous les médias de France en ligne, y compris journaux, radios et télés, à Justin TV qui donne accès à CNN et des films en anglais en direct, ou encore aux radios et télés du monde entier.

Pour installer Conduit Engine et ses applications, il faut aller à http://apps.conduit.com et rechercher Justin.TV. On demande ensuite qu'il soit installé dans Firefox avec Conduit Engine. Une fois que c'est fait, on clique avec le bouton droit de la souris sur l'icône de Justin TV et on va à Options. Là, on décoche l'envoi de statistiques pour pouvoir naviguer sans surveillance et on coche de toujours demander la permission. Une fois la première application installée, on peut en ajouter d'autres à Conduit Engine, mais toujours en vérifiant les options par mesure de sécurité. Pour des liens vers la télé, on fait chercher des applications avec le mot-clé TV. On peut retirer Conduit Engine quand on le souhaite en allant à Outils > Modules complémentaires > Extensions au menu de Firefox.

Les films en ligne

En plus des émissions de télévision, on peut accéder à des films qui passent en direct, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Certains services sont gratuits, d'autres payants. Parmi les services disponibles sans frais, il y a un certain nombre de sites américains qui diffusent des anciens films de plus de 50 ans qui sont maintenant de domaine public. Ces films sont classés en genres qui varient d'un canal à l'autre: western, crime, drame, comédie... La plupart sont en anglais. Il y a aussi des documentaires. On en trouve un bon échantillon sur live-online-tv.com.  

On peut aussi s'abonner à des services de films à la demande auxquels il faut payer au mois. Pour l'instant, le seul qu'on peut utiliser depuis le Canada est Netflix (netflix.ca), et encore, avec seulement une partie du contenu américain et très peu de choix en français. Il faudra encore attendre pour des sites comme ceux de Hulu, CBS ou Pandora qui limitent pour l'instant l'accès aux clients avec des adresses IP américaines.  

Quelques bonnes adresses de flux vidéo de stations de télévision

TVA   http://tva.canoe.ca/ (en direct seulement pour certaines émissions)

V Télé en direct   http://vtele.ca/en-direct/ (en direct pour certaines émissions)

CBC Sports   http://www.cbc.ca/sports/ (en direct pour certaines compétitions)

RDI Express   http://www.radio-canada.ca/util/endirect/rdidirect.asx (flux direct)

Canal Savoir   http://www.canal.qc.ca/ ou mms://stream2.canal.qc.ca/enOndes_haut_debit (flux direct)

CNTV-F   http://fr.cntv.cn/live/index.shtml (flux direct)

Toutes sortes d'émissions sur la Chine en français

Archéo TV   http://www.impek.com/go/biosphere/wm (flux direct)

Le canal de l'archéologie bilingue anglais ou français selon les émissions

BFM-TV   mms://vipmms9.yacast.net/bfm_bfmtv (flux direct)

Une station de TV française avec des nouvelles générales et économiques, nationales et internationales

Euronews   http://fr.euronews.net/infos/en-direct/ ou mms://www.diffusepro.com/tv_euronews (flux direct)

Des nouvelles européennes et internationales en français

IDF1    mms://live240.impek.com/idf1 (flux direct)

Des nouvelles de l'Ile-de-France

Soleil TV   mms://live240.impek.com/soleiltv (flux direct)

La télé de la Martinique en français

Orange Sports   mms://livewm.orange.fr/live-multicanaux (flux direct)

La couverture de différentes compétitions sportives, surtout en Europe

National Geographic TV   mms://218.108.231.3/ngtv1 (flux direct)

Des documentaires du National Geographic en anglais

France 24   http://www.france24.com/fr/tv-en-direct-chaine-live (flux direct)

Une station française avec des nouvelles générales nationales et internationales et une partie magazine

NASA TV   http://www.nasa.gov/multimedia/nasatv/index.html (flux direct)

America Free TV  http://www.americafree.tv/ (flux direct)

Un site qui diffuse en permanence plusieurs anciens films américains


LECTEURS MÉDIAS ET DISQUES DURS,
LA BIBLIOTHÈQUE MULTIMÉDIA DE L'AVENIR

par François Picard - Février 2011

Avez-vous rêvé du jour où toutes vos photos, toutes vos vidéos et toutes vos musiques se retrouveraient au même endroit, facile d'accès en tout temps. Ce jour-là est arrivé avec les lecteurs médias reliés au téléviseur HD ou à tout autre téléviseur ou système de son. On peut brancher un disque dur externe à la prise USB d'un lecteur média s'il ne comporte pas une place pour en installer un directement dans son boîtier. 

Nous avions déjà parlé du lecteur média WD TV HD de Western Digital qui pouvait se brancher à un téléviseur haute définition et auquel on connectait une clé USB ou un disque dur externe à prise USB avec des fichiers vidéo haute résolution, des fichiers de photos numériques ou de la musique en MP3. Ils permettent de voir des films haute définition 1080p sans avoir besoin de passer par des disques Blu-ray. Le résultat était déjà impressionnant. 

Depuis quelques mois, la technologie des lecteurs médias s'est beaucoup améliorée avec des lecteurs rattachés au réseau local et à Internet et d'autres incorporant en plus un disque dur. Western Digital a ainsi sorti le modèle WD TV Live Plus qui permet non seulement de gérer ses fichiers multimédias pour en profiter partout sur le réseau local, mais en plus d'accéder à Internet pour y récupérer toutes sortes de vidéos qu'il peut faire afficher sur un téléviseur 1080p en direct ou en différé. On peut ainsi voir à l'écran des documentaires, des émissions de télévision et des films.

Pour sa part, Iomega a mis sur le marché le ScreenPlay Plus HD Media Player et le ScreenPlay Director HD Media Player. D-Link a lancé le DSM-380 Boxee Box HD Media Player. Seegate propose le FreeAgent GoFlex TV HD Media Player. Du côté de Masscool, on note la sortie du MP-1370S Media Player, chez Diamond celle du MP700 HD Media Wonder Media Player, chez AVerMedia celle du MCECINEMA AVerLife Cinema Media Player, chez Netgear, le EVA2000, etc. Il y en a vraiment une profusion parmi lesquels il faut rechercher ceux qui permettent à la fois de stocker, classer et visionner tous ses fichiers multimédias et en même temps de profiter des différents services de vidéos offerts sur Internet dont la télévision et les films sur demande en ligne.

Nos tests du lecteur média Box Office de Patriot

Nous avons choisi le Patriot PCMPBO25 Box Office All-in-One Media Player parce que c'était le lecteur média ou multimédia le plus complet pour une centaine de dollars. En quelques minutes seulement, nous y avons intégré un disque dur de 2,5 pouces avec une capacité de 750 Go qui coûtait 75$, mais nous aurions pu choisir d'autres disques durs. Ensuite, nous avons branché relié son port Ethernet au routeur et son port HDMI au téléviseur HD. Il peut aussi être connecté à une variété de téléviseurs avec ses prises audio et vidéo de type RCA. En plus, on peut y brancher des clés USB ou des disques durs externes USB.

Le logiciel intégré permet de configurer l'appareil pour profiter au mieux des différents contenus multimédias personnels et de toutes sortes d'applications complémentaires. Il faut cependant aller chercher sur le site de Patriot la dernière version du micrologiciel (firmware) de l'appareil pour en obtenir un maximum. Avec la dernière version que nous y avons installée, on peut directement rejoindre des sites comme Picasa, des sites de Podcast vidéo, des fils de nouvelles menant à des vidéos, la radio Internet et toutes sortes de contenus multimédias intéressants comme la bourse ou la météo mais pas les sites de films comme Netflix auxquels on a accès avec certains autres lecteurs médias.

Il y a cependant une solution avec le logiciel  PlayOn Premium de MediaMall Technologies (http://www.playon.tv) qui permet de recevoir par Internet des films de sites comme Netflix et de les transférer à un iPhone, à un iPad et à une console ainsi qu'à des lecteurs médias comme Google TV, le WD TV Live Plus ou le lecteur Box Office de Patriot qui peuvent recevoir de la vidéo en flux en mode DLNA/UPnP. Le logiciel PlayOn Premium peut même servir de serveur vidéo pour les téléviseurs faits pour recevoir la télévision numérique d'Internet.

PlayOn Premium donne accès à Netflix, Comedy Central, ESPN, CBS, CNN, PBS, MTV... Actuellement, PlayOn permet de recevoir des milliers de films gratuits ou provenant de fournisseurs de films peu coûteux comme Netflix. On peut essayer PlayOn gratuitement pendant deux semaines et Netfilx pendant un mois. Le logiciel PlayOn Premium coûte 19,99 $US par an ou 59,99 $US en un seul paiement. Le logiciel est relativement facile à configurer et il ne nécessite que l'ajout d'un serveur virtuel sur le routeur auquel est branché le lecteur média. Il faut alors indiquer le port utilisé, qui est mentionné dans le logiciel, et l'adresse réseau de l'ordinateur sur lequel a été placé le logiciel PlayOn. Pour faciliter les choses, il est préférable de configurer l'ordinateur pour qu'il ait une adresse réseau fixe plutôt qu'aléatoire.

Avec Netflix, pour une dizaine de dollars par mois (beaucoup moins cher que le câble ou le satellite), on peut voir des dizaines de films plus ou moins récents parmi un choix de plusieurs milliers en anglais, seulement 70 environ en français, mais Netflix indique qu'il y en aura de plus en plus. C'est plus facile de faire un pré-choix des films sur le site de Netflix où se trouve une courte description de chacun avant de les sélectionner depuis le menu du lecteur média. L'affichage des films en haute résolution est excellent et les coupures sont rares, même avec un débit Internet de 3 Mbits seulement. Déjà, plusieurs services de location de films fonctionnent de cette façon par Internet plutôt qu'avec des disques DVD et cela devrait se généraliser rapidement.


un stylo 4 en 1 : LE STYLO CAMÉRA

de Micro Application

par Danielle Shaw - Février 2011

Espions amateurs ou apprentis détectives privés, voici un gadget dont vous pourriez profiter avec votre ordinateur, un stylo espion qui filme et enregistre. Le Stylo  caméra de Micro Application permet de filmer à l'insu des invités ou de toute personne qui se trouve en avant de la personne qui le porte. Il est quasiment impossible de remarquer à l'œil nu la deuxième fonction du stylo tant l'objectif de la caméra insérée dans la partie supérieure du stylo est discret. Il faut le savoir pour le remarquer et encore...   

Ce stylo caméra a l'apparence d'un stylo standard, dimensions comprises, soit environ 18 cm de longueur et 1,5 cm de diamètre. En plus de servir à prendre des notes, il  peut se faire caméra, appareil photo, microphone et clé de mémoire USB. Il permet de filmer avec du son, de prendre des photos,  d'enregistrer, de sauvegarder des documents comme une clé de mémoire normale. Son recouvrement de plastique noir équipé d'un embout et d'une agrafe de couleur argent lui confère une note d'élégance. L'agrafe permet de l'attacher dans la poche extérieure d'un veston et il se glisse facilement dans un sac à main. Malgré les dimensions réduites de l'objectif de la caméra, on peut filmer en 640 pixels par 480 et produire des images JPEG en 1280 par 1024.  

Lors de nos tests, nous avons été vraiment impressionnés par la qualité de vidéo du stylo caméra. Comme pour tout autre appareil vidéo ou photo, il faut s'assurer que la pièce soit bien éclairée. Le stylo caméra dispose de 2 Go de mémoire, ce qui permet d'emmagasiner jusqu'à 75 minutes de vidéo, l'autonomie de la batterie étant de deux heures au maximum. Pour le recharger, on peut utiliser soit l'adaptateur de raccordement au système électrique fourni au standard américain et européen, soit l'insérer dans l'une des prises USB de son ordinateur. Comme pour tous les appareils à pile, on conseille de bien charger la pile de la caméra au maximum la première fois, puis de le charger régulièrement. 

Son fonctionnement est simple avec Windows XP SP2, Vista et 7. Il suffit de tenir le stylo caméra droit face à ce que l'on veut filmer en pressant le bouton pressoir sur le dessus du stylo. Il faut observer en même temps le changement de couleur du voyant lumineux pour savoir si l'on est en mode photo ou caméra. Le transfert des images et vidéos s'effectue à l'aide de la clé USB qu'on l'insère dans un port de l'ordinateur sans passer par un logiciel. L'ensemble comprend un logiciel de montage vidéo sur CD qui permet d'ajouter de la musique, des commentaires, des effets spéciaux, des contrastes à ses vidéos et même de les expédier en ligne sur Facebook, Youtube ou Twitter.  

Il s'agit là d'un gadget techno amusant qui risque de plaire autant à des jeunes qu'à des adultes. Il faut dire qu'on regrette souvent de ne pas avoir enregistré les propos de certaines personnes dans les limites légales, bien entendu... C'est un objet qui laisse place à l'imagination pour ses usages, la seule recommandation étant de s'en servir dans un endroit suffisamment éclairé. Néanmoins, il est préférable de se pratiquer avant de passer à l'action si l'on veut rester discret et enregistrer une vidéo de qualité. 
 


L'IPAD D'APPLE, UN BEAU GADGET, MAIS COÛTEUX

par François Picard - Septembre 2010

Trois mois après avoir acheté un iPad et l'avoir utilisé avec toutes sortes d'applications, je ne suis toujours pas convaincu de l'intérêt d'en acheter un, surtout pour des francophones, et avec le prix demandé par Apple. C'est un beau gadget, aux talents cependant relativement limités, qui est loin de pouvoir remplacer un ordinateur, même un miniportatif moitié moins cher. L'iPad est principalement un appareil destiné à l'accès Internet, à des jeux, à l'affichage des photos ou vidéos et à la lecture de livres, magazines ou documents de toutes sortes. En plus, on peut s'en servir pour utiliser toutes sortes d'applications, mais il ne peut pas faire tout ce que permet de faire un ordinateur. Ce serait donc plus un complément qu'un produit de remplacement.


Un lecteur multimédia de haut de gamme, mais pas un ordinateur

L'iPad est fait avant tout pour communiquer et afficher des contenus multimédias, mais ce n'est pas un ordinateur même s'il est vendu au prix d'un ordinateur portatif beaucoup plus performant. Il dispose d'un écran couleur tactile multipoint de 9,7 pouces en diagonale, avec une définition de 1 024 pixels par 768. Ses pixels sont assez fins pour qu'il y en ait 132 au pouce, ce qui donne une excellente image. Il comporte un disque de mémoire flash de 16, 32 ou 64 Go, le Wi-Fi 802.11 b/g/n et le Bluetooth 2.1 + EDR. Le modèle 3G comprend en plus un GPS et l'accès au réseau cellulaire pour la transmission de données, ce qui est pratique, mais coûteux. L'iPad pèse 700 grammes (230 grammes pour un livre de poche double), ce qu'on peut trouver un peu lourd quand on le tient en mains quelques minutes. On a donc tout intérêt à se munir d'un support d'écran.

Lors de l'achat, l'iPad dispose d'un logiciel de courrier électronique, d'un fureteur, d'un logiciel de cartographie, d'un carnet de notes et d'un calendrier. Sa pile interne lui donne une autonomie d'une dizaine d'heures. L'iPad manque d'applications de base, comme une calculatrice ou un réveil. Il ne comporte pas de webcam, ni de prise USB, ni de prise HDMI. Le navigateur Safari ne supporte ni le Java, ni le Flash, qui sont pourtant utilisés sur de nombreux sites. Le PDF n'est pris en charge que par des applications tierces, la plupart payantes, qui ne supportent pas les hyperliens HTML.


Une rentabilité discutable

Au départ, je misais beaucoup sur cet appareil en me disant qu'il permettrait de lire plus facilement des magazines électroniques comme Atout Micro, ce qui est le cas, mais il n'est pas capable de suivre un hyperlien dans des pages en PDF, ce qui est une grosse lacune pour un appareil à plus de 600$. Je peux lire le magazine à peu près aussi bien sur mon miniportatif qui permet de suivre les hyperliens sans problème. Peut-être que cela changera dans quelques semaines quand sortira la nouvelle version du système d'exploitation de l'iPad, mais ce n'est pas sûr. Il faut quand même admettre que l'iPad a un plus bel affichage que beaucoup d'autres appareils, mais il est plus lumineux que celui des autres lecteurs de livres, ce qui fait que les yeux se fatiguent rapidement quand on l'utilise longuement de près pour lire.

Personnellement, je ne m'en sers plus que pour aller lire des nouvelles (l'Express, Associated Press, France Soir...) ou pour regarder des émissions sur des chaînes de télévision en ligne comme France 24, BFM TV ou RDI. Mais je vais aussi voir les mêmes émissions sur mon ordiphone sous Windows Mobile ou sur un miniportatif avec Windows XP. J'ai d'ailleurs plus d'options sur ces deux appareils. C'est sûr que leur écran n'est pas multipoint, mais, pour bien des gens, c'est plus facile d'écrire sur un clavier, quelle que soit sa taille, que sur un écran d'iPad ou il faut sans cesse corriger ce qu'on a voulu écrire parce que de mauvaises lettres s'affichent, même si on fait bien attention d'indiquer celle d'à côté.


Pour les Américains avant tout

En fait, bien des applications faites pour le iPad sont limitées. Certaines souffrent des faiblesses de l'appareil ou du manque de multitâche, d'autres du fait qu'Apple donne bien des contraintes aux concepteurs d'applications. Le logiciel Safari permet d'aller sur Internet, mais sans Java, ni Flash, ni en même temps qu'on utilise une autre application. Certaines applications ne fonctionnent que sur la version cellulaire de l'iPad, pas sur la version Wi-Fi, à moins de «jailbreaker» l'appareil, ce qui est maintenant légal aux États-Unis, mais ne plaît pas beaucoup à Apple. D'autres applications ne fonctionnent pas au Canada. D'ailleurs, les certificats cadeaux pour des applications de l'App Store ne sont valables que pour les Américains ou les Canadiens qui se sont créé un compte américain sur iTunes.

Moins de 1% des applications pour iPad sont en français, ce qui n'est vraiment pas beaucoup. On a donc vite fait le tour des produits en français et on n'a pas d'autre choix que de puiser dans les applications en anglais. Parmi plusieurs centaines de petits utilitaires permettant de profiter davantage de l'iPad, on trouve différents types de calculatrices, des applications liées aux voyages, des utilitaires financiers et boursiers, des logiciels de gestion des contacts et des rendez-vous, des lecteurs de fichiers de différents formats... Les applications les plus intéressantes sont souvent des ouvrages de référence sur différents sujets avec de la documentation, des photos et même des vidéos.

Finalement, à part pour des utilisations d'ordre général permettant de communiquer ou d'accéder facilement à des données, l'iPad reste coûteux et très limité, surtout pour les francophones canadiens. Ils risquent de trouver plus rentable un miniportatif ou un petit Tablette PC comme l'ideaPad S10-3t de Lenovo, lui aussi en couleur et à peine plus lourd pour beaucoup plus de possibilités. Contrairement à l'achat d'un iPhone ou d'un iPod touch, petits mais plus pratiques, celui d'un iPad nécessite une réflexion sérieuse sur les avantages et les inconvénients de l'appareil.


UNE CARTE / CLÉ USB POUR FACILITER L'ACCÈS
AUX RENSEIGNEMENTS MÉDICAUX PRIMORDIAUX

par François Picard - Juin 2010


On parle de plus en plus de l'informatisation des renseignements médicaux de tous les citoyens et cela s'en vient. D'ici à ce que le gouvernement mette en place un système global hautement sécurisé, chacun peut au moins informatiser à sa façon ses renseignements médicaux personnels. On peut le faire soit avec des solutions développées exprès, soit en organisant tout cela à sa façon.


La carte USB Canadian 911 Medical ID

Parmi les systèmes proposés, nous avons trouvé le 911 Medical ID de la firme MEMI Tech, qui est vendu au Canada et aux États-Unis. Il s'agit d'une clé de mémoire USB de 2 Go, très mince, qui est intégrée à un support en plastique de la taille d'une carte de crédit, mais épais comme 3 cartes. Le texte écrit sur cette carte permet de faire comprendre qu'il renferme des informations médicales à consulter en cas d'urgence.

La carte comporte un logiciel qui sert à rentrer plus facilement, en utilisant un formulaire, les informations en rapport avec la santé et les médicaments d'une personne ou de plusieurs d'une même famille. En plus, elle procure un espace de mémoire assez grand pour qu'on puisse ajouter toutes sortes d'informations qui peuvent être cryptées si nécessaire. Le tout est d'une utilisation simple et c'est pratique.

Néanmoins, ce ne sont pas tous les hôpitaux qui disposent d'ordinateurs avec des prises USB assez sécurisées pour qu'il n'y ait aucun risque si on y exécute un logiciel inconnu. Dans la plupart des hôpitaux où l'on peut avoir à soigner un blessé, on ne prendra certainement pas ce risque. Mais ce serait quand même dommage de ne pas accéder à des informations médicales qui peuvent être de haute importance.

On suggère donc de faire un document texte (.txt) avec tous les renseignements qu'on pense primordiaux en cas d'accident ou de problème de santé grave. Un fichier sauvegardé en format texte ne fait en effet courir aucun risque au système informatique d'un hôpital; il a donc beaucoup plus de chance d'être consulté et imprimé par le personnel ambulancier ou hospitalier.

La firme MEMI Tech a également mis sur le marché un pendentif intégrant une carte USB et fonctionnant de la même façon. Il vise surtout les enfants, les personnes âgées ou handicapées qui n'ont pas un portefeuille sur eux lorsqu'ils se déplacent. Le pendentif de 7 grammes peut être facilement attaché à une chaîne passée autour du cou et être vite oublié.

La carte Canadian 911 Medical ID peut être commandée pour 39,95$ en Ontario ou une pharmacie peut faire affaires directement avec le producteur et faire inscrire un texte en français sur les cartes qu'elle va vendre dans ses magasins.


Les renseignements de base en cas d'urgence

On pourrait imaginer le texte de l'état de santé rédigé de cette façon:

« Bonjour,

Je m'appelle Dominique Morel. Je vous remercie de me soigner.

Si vous lisez ces lignes, il y a des risques que je sois inconscient. S'il vous plaît, prévenez mon épouse Yvette Renaud à telle adresse et tel numéro de téléphone (ne pas oublier aussi de donner une adresse de courrier électronique). Vous pouvez aussi essayer de rejoindre mon fils Jean Morel à telle adresse.

Mon groupe sanguin est A+. Je ne fais pas d'allergies connues à des aliments ou des médicaments. Je réagis bien aux anesthésies. Vous trouverez ma carte d'assurance maladie du Québec dans mon portefeuille, numéro xxxx xxxx xxxx.

Quand j'avais 53 ans, j'ai été opéré du genou droit et on m'a retiré un morceau du ménisque. Je fais un peu de cholestérol et je prends chaque matin le médicament C... en comprimés de 5 mg. Il y a quelques années, j'ai eu telle maladie et j'ai pris tels médicaments... ».


En fait, l'important est d'indiquer son groupe sanguin, son état de santé actuel, les quantités de médicaments qu'on prend actuellement, les chirurgies qu'on a eues, les allergies connues, la date du dernier rappel antitétanique et si on accepte d'être donneur d'organes. On peut même ajouter ses recommandations au personnel soignant, des renseignements sur l'histoire médicale de la famille ou sa pression sanguine habituelle. Il faut penser aussi à modifier le texte chaque fois que des informations changent.


Des alternatives

On peut sauvegarder le texte de l'état de santé sur une petite clé USB, qui n'a pas besoin d'être ni volumineuse, ni coûteuse, et l'attacher au trousseau de clés du véhicule ou du logement. Il faut cependant un incitatif comme le texte « À lire en cas d'urgence » écrit à l'encre indélébile directement sur la clé.

Plusieurs autres compagnies produisent aussi des cartes et des logiciels du même genre. UTAG ICE, par exemple, propose une carte avec clé USB intégrée et différents types de pendentifs à clé USB intégrée. Smart Med Card offre la Smart Medical ID Card. La compagnie My Health Alert propose pour sa part un système similaire mais plus coûteux. Les fabricants de telles cartes sont de plus en plus nombreux. C'est rare cependant que le texte qui apparaît en surface soit en français. Certaines compagnies offrent en plus une zone de sauvegarde en ligne pour ces renseignements médicaux, au cas où l'on perdrait la carte mais ce n'est pas indispensable.
 


LE CÂBLE USB 2.0 TO IDE & SATA de Cables Unlimited

par François Picard - mai 2010

De plus en plus de gens passent d'un ordinateur de bureau à un ordinateur portatif ou même miniportatif. Ce faisant, ils se retrouvent souvent avec un plus petit disque dur qu'ils sont incapables de recopier sur le nouveau. Il existe cependant une solution peu coûteuse pour qu'ils puissent continuer de profiter de l'ancien disque dur, un câble spécial qui permet de brancher toutes sortes de disques à un port USB. Nous en avons testé un, l'USB 2.0 To IDE & SATA Cable de Cables Unlimited et nous avons été surpris par son efficacité.

Ce câble avec USB d'un bout et des prises IDE et SATA à l'autre extrémité permet de brancher toutes sortes de disques durs et de lecteurs DVD à un ordinateur portatif ou de bureau. Il supporte Windows Vista, XP, 2000, 2003, 98SE et Me en plus de MAC OS 9.2 ou plus récent. En fait, c'est tellement simple d'utilisation qu'il y a juste des branchements à faire pour que cela marche. Selon l'ordinateur utilisé, on peut aussi brancher un lecteur CD-ROM, CD-RW ou DVD-ROM et même un ancien lecteur-enregistreur de bandes magnétiques Iomega ZIP.

Le câble de 1,20 mètre comporte à une extrémité une fiche USB mâle standard et à l'autre un adaptateur multifiche avec trois branchements possibles: un connecteur IDE femelle à 44 broches pour les disques durs de portatifs de 2,5 pouces, un connecteur IDE femelle à 40 broches pour les disques durs de 3,5 pouces ou les lecteurs-enregistreurs de disques CD/DVD et un connecteur SATA pour les disques durs SATA de 2,5 ou 3,5 pouces.

Cette interface supporte parfaitement la transmission STA, le mode d'adressage ATA/ATAPI LBA 48 bits et l'énumération automatique maître/esclave des unités de disques. Le transfert de données s'effectue à une vitesse maximale de 480 Mbps en USB 2.0 HS. En plus d'un transformateur d'alimentation pour les disques qui en ont besoin, on nous fournit avec le câble des raccords pour un disque SATA et un autre pour son alimentation électrique. Tout est là pour que cela fonctionne en quelques instants, à la sortie de la boîte.

Nous avons fait des tests avec plusieurs anciens disques durs. Dans la plupart des cas, cela a très bien fonctionné, juste en branchant le disque à l'interface puis en branchant l'interface au port USB de l'ordinateur. Nous avons même réussi à brancher un disque de 1994 et un autre de 1995. C'est très pratique pour aller vérifier des données sur un ancien disque, y récupérer des fichiers, en effacer certains. Cela peut également permettre de se servir d'un ancien disque dur comme support de sauvegarde sur lequel on envoie régulièrement une copie de sécurité des fichiers. L'interface peut également servir à copier le contenu d'un disque dur sur un autre plus gros qui le remplacera ensuite sur l'ordinateur.

Sur un miniportatif sans lecteur de CD/DVD, l'interface a permis de brancher un ancien lecteur CD-ROM IDE et de s'en servir, ce qui limitait les frais au prix du câble, soit 25$. Néanmoins, sur trois lecteurs que nous avons testés dans cette configuration, un seul a fonctionné, le plus récent, mais pas les deux autres, sans que nous soyons en mesure de déterminer pourquoi. Cela vaut quand même la peine d'essayer.
 


LA CENTRALE SANS FIL DE ROGERS

une bonne alternative aux autres accès à Internet

par François Picard - Avril 2010

Beaucoup de gens n'ont pas accès à Internet ou ne peuvent avoir qu'un service de base, comme dans bien des endroits hors des villes. Cependant, quand on ne peut avoir Internet ni par ADSL, ni par câblodistribution, ni par satellite, ni par WiMAX, il reste encore une option: le cellulaire. Rogers vient en effet de commencer à offrir l'accès Internet via un modem/routeur qui gagnerait à être connu parce qu'il fonctionne bien et que les forfaits qui l'accompagnent sont relativement abordables.

Quand on vit en campagne, sur un rang, avec Internet par ADSL à 3 Mbps, on accepte de payer pour de la supposée haute vitesse parce qu'on sait que c'est ça ou encore pire. Même si ce n'est pas parfait, la nouvelle Centrale sans fil de Rogers a quand même bien des atouts avec son modem cellulaire à routeur Wi-Fi intégré, une vitesse de transmission qui peut atteindre 7 Mbps et des forfaits à partir de 35 dollars.

Un modem/routeur sans domicile fixe

La Centrale sans fil de Rogers est un modem/routeur sans fil Ericsson W35 Rocket fabriqué en Roumanie dans lequel est insérée une carte SIM de Rogers. Ce terminal voix/données se branche au réseau HSPA de Rogers dont il reçoit le flux de données qu'il retransmet aux ordinateurs qui y sont branchés directement ou par Wi-Fi et vice-versa. La station dispose de 4 ports Ethernet directs et jusqu'à 15 ordinateurs peuvent profiter de la communication Internet. En plus, la Centrale dispose d'une prise téléphonique pour téléphone IP, d'une prise pour un fax et d'une prise USB pour y brancher, par exemple, une imprimante ou un disque dur externe qui sera accessible sur le réseau local.

Sur le réseau HSPA (3G+), la vitesse de transfert maximale est de 7,2 Mbps en aval et de 2 Mbps en amont. La Centrale peut cependant fonctionner à des vitesses moindres, dans une zone où le signal HSPA n'est pas disponible, et elle se connecte alors soit au réseau 3G UMTS, soit au réseau 2G (GSM/GPRS/EDGE) avec un maximum de 237 Kbps en EDGE et 86,2 Kbps en GPRS. Pour le Wi-Fi, la portion routeur sans fil est aux normes 802.11 b/g. L'appareil consomme seulement 15 Watts si bien qu'on peut le laisser allumé en permanence. Un système de pile de secours permet à la fonction téléphone seulement de continuer de fonctionner en cas de coupure d'électricité.

Un appareil très polyvalent

On peut installer la Centrale n'importe où dans les limites de la couverture du réseau sans fil de Rogers. On peut donc s'en servir juste à la maison ou au bureau, soit l'emporter avec soi au chalet, en voyage ou même en camping, pourvu qu'on dispose d'une alimentation électrique et du signal cellulaire. L'installation de la Centrale est simple et elle ne prend que quelques minutes. Une interface Web multilingue permet de rentrer dans la mémoire du modem/routeur et d'y modifier la configuration si nécessaire. On peut sécuriser la communication Wi-Fi soit en WEP, soit en WPA/WPA2 de façon à ce qu'aucun intrus ne profite de l'accès Internet.

Des voyants à l'avant de l'appareil permettent de savoir quel type de signal on reçoit (3G+, 3G ou 2G) et son intensité. Il s'agit donc de trouver le meilleur emplacement pour que la réception et l'émission soient idéales. Ce n'est pas si évident que cela. Il faut d'abord se renseigner pour savoir dans quelle direction se trouvent la ou les tours de communication de Rogers et faire beaucoup de tests en se servant d'un site de tests de vitesse comme celui de SpeakEasy (http://www.speakeasy.net/speedtest/). Pour la réception, par exemple, lors de nos tests, nous avons pu passer de 2,8 Mbps à 6,4 Mbps juste en déplaçant la Centrale en différents points sur une même table et en la tournant dans différentes directions. Bien entendu, nous avons finalement choisi le meilleur endroit.

Si la communication existe, mais qu'elle est relativement faible, on peut munir la Centrale d'une antenne supplémentaire, soit intérieure, soit extérieure. Nous avons fait des tests avec une petite antenne de D-Link, faite pour les fréquences du Wi-Fi, et, déjà là, nous avons obtenu une amélioration de 15% du signal en 3G et 2G. Il existe aussi des antennes faites exprès pour la Centrale, comme l'antenne RF_ERICW35ADAPTW à base magnétique (116$) qui peut se placer contre une fenêtre grâce à un système de ventouses ou sur un toit de voiture, par exemple. Pour l'extérieur, on peut se tourner vers une antenne Yagi (70$ à 120$ selon le modèle) fixée sur un poteau ou à une tour à la limite, mais il faut penser ajouter une protection contre la foudre, ce qui double les coûts..

Rogers fait payer la Centrale sans fil 149,99$ avec un abonnement de deux ans et 399,99$ pour un abonnement de moins de deux ans ou mensuel. La compagnie offre des forfaits Centrale sans fil soit juste pour les données, soit voix et données puisque la Centrale donne accès à la téléphonie IP. Les coûts sont de 35$ par mois pour zéro à 3 Go de données, 45$ par mois pour 3 Go à 5 Go et 60$ par mois pour 5 à 10 Go, ce qui est plus économique qu'Internet par satellite et se rapproche assez des coûts de l'ADSL ou du câble. Avec le téléphone de base en plus, les coûts sont respectivement de 50$, 60$ et 75$, ce qui donne 15$ par mois pour le téléphone avec la possibilité de transférer son numéro actuel vers la Centrale selon la zone où l'on habite.


Un bilan positif

En attendant d'autres technologies, la Centrale sans fil W35 Rocket peut rendre service à bien du monde, à la maison ou au bureau, en campagne ou dans la nature, dans la boutique ou au chalet. On peut même s'en partager les coûts entre voisins qui ont besoin d'Internet mais avec une consommation réduite. Ce n'est cependant pas une solution très économique pour ceux qui veulent télécharger beaucoup de gros fichiers comme des films. Néanmoins, cela peut résoudre le problème d'accès à Internet d'une partie de la population.
 


LES NUMÉRISEURS DE NÉGATIFS ET DE DIAPOSITIVES 35 MM

par François Picard - mai 2010

Faisant des photos numériques depuis des mois, et même des années pour certains, on en vient à oublier les anciennes photos et diapositives qu'on a faites jadis avec un 35 mm. Quand on pense à tous ces négatifs ou diapositives au fond d'un tiroir, on a envie de les numériser mais sans que cela prenne trop de temps ou coûte une fortune. On se tourne alors vers les scanneurs de films et diapositives. Il y en a tellement qu'il est difficile de choisir, mais c'est possible sans débourser trop.

Juste au Canada et aux États-Unis, les marchands proposent une cinquantaine de numériseurs de négatifs et de diapositives entre 70$ et 2 000$. Après en avoir testé plusieurs modèles au fil des ans, nous nous sommes rendu compte qu'il valait mieux éviter les modèles de bas de gamme et que ceux de haut de gamme étaient plus faits pour un travail de niveau professionnel. De plus, les adaptateurs de négatifs et diapositives pour numériseurs à plat ne nous ont pas semblé plus intéressants que les modèles autonomes à bas prix.


Nos tests d'un modèle de bas de gamme, le F2D200 de Wolverine Data Products

Voyant dans plusieurs revues et des catalogues de magasins des annonces de numériseurs de négatifs autonomes coûtant une centaine de dollars, nous avons décidé d'en tester un pour vérifier si cela valait la peine d'acquérir un de ces appareils. Nous avons donc commandé le F2D200 de Wolverine Data Products à 99$. D'après les publicités, il devait être très simple et nous permettre de numériser une foule de négatifs et de diapositives.

Ce scanneur de films et diapositives de Wolverine est l'un des moins chers sur le marché. L'appareil de conception verticale prend peu de place sur un bureau. Il est cependant très limité. Il numérise avec une résolution maximale de 1800 points au pouce, ce qui donne des images de 2 520 pixels par 1 680 avec une profondeur d'image de 24 bits. L'éclairage du film provient de trois DEL et le capteur comporte 5 mégapixels.

L'appareil est autonome mais on peut aussi le relier à un PC par un câble USB. Un petit écran couleur, à l'avant de l'appareil permet de vérifier si le film est bien placé et si c'est la bonne photo qui va être numérisée. On presse un bouton pour faire scanner le film et on le represse pour que la photo soit sauvegardée sur la carte SD insérée dans la fente de cartes de mémoire. L'appareil est vendu avec un chargeur de négatifs et un chargeur de diapositives qui permettent de maintenir films et diapositives en place durant la numérisation.

Le F2D200 numérise effectivement les négatifs et les diapositives. Néanmoins, les images n'ont que peu de détails même si elles sont relativement nettes. Elles manquent de contraste et de couleur. Bref! On risque d'être très déçu avec un tel appareil, surtout si les photos originales étaient réussies. C'est la même chose pour les numériseurs similaires comme l'ITNS-301 d'Innovative Technology, le Pana-Scan de Pana-Vue ou le Digital Scanner d'Optex.

Notre recommandation: l'OpticFilm 7300 de Plustek ou un équivalent

Pour 150$ seulement de plus que le F2D200, l'OpticFilm 7300 est beaucoup plus intéressant. Il s'agit d'un scanneur de films négatifs et de diapositives avec une résolution de 7200 points au pouce et une profondeur de couleur de 48 bits qui est compatible Windows et Mac. Il se branche à un port USB et peut être utilisé directement avec la plupart des éditeurs graphiques en le configurant comme source le numériseur. L'appareil est vendu avec le logiciel SilverFast 6.6 SEPlus de LaserSoft Imaging qui permet de tirer un maximum du scanneur.

Cet appareil semble être meilleur que le CoolScan III de Nikon que nous avions testé il y a une douzaine d'années et qui donnait d'excellents résultats. Cependant, 7200 points au pouce est une trop forte résolution dans la plupart des cas. Il ne faudrait pas dépasser 3600 points au pouce pour numériser films et diapositives si on ne veut pas trop amplifier l'effet de grain du support original. Comme pour tous les numériseurs, l'important est le logiciel fourni car la qualité du produit fini en dépend. Le logiciel SilverFast est reconnu pour l'excellence de son travail, en particulier avec les négatifs. Après le modèle 7300, Plustek a sorti les modèles 7400, 7500i SE et 7600i SE, plus perfectionnés encore.


Encore mieux, mais beaucoup plus cher: le Super CoolScan 5000 ED de Nikon

Ce scanneur de négatifs et de diapositives est le descendant direct de l'appareil que nous avions testé en 1998. Il a peu changé depuis si ce n'est qu'il se branche maintenant à un port USB et que l'éclairage du négatif se fait par un DEL. Alors que le CoolScan III avait une résolution de 2800 points au pouce, le Cool Scan 5000 en a une de 4000 points au pouce. Il peut scanner un négatif ou une diapositive en 20 secondes seulement. L'avantage des scanneurs de Nikon, c'est qu'ils sont accompagnés d'un excellent logiciel d'édition et d'amélioration de photos, la Digital ICE4 Advanced Suite.

La différence de qualité de photo entre le Super CoolScan 5000 et l'OpticFilm 7300 n'est pas assez importante pour justifier presque 1 000 dollars de différence au niveau du prix. Ce n'est pas un achat rentable pour le grand public mais les photographes de niveau professionnel apprécieront la netteté des photos et le côté magique du logiciel Digital ICE.
 


 Copyright © 2012, PICSHA - Tous droits de reproduction réservés



PMD-Logisoft

Micro Application Canada